Comprendre le TDAH
Quand les dys- dansent avec le TDAH : comprendre les comorbidités
TDAH et troubles dys : comprendre pour mieux accompagner
Temps de lecture : 11 minDans cet article
- Pourquoi le TDAH voyage rarement seul
- Pourquoi TDAH et dys- sont souvent associés
- Reconnaître les principaux troubles dys-
- Pourquoi le double diagnostic arrive souvent tard
- Ce que le cumul de troubles fait vivre à l'enfant
- Le rôle du terrain biologique
- Bâtir une équipe autour de votre enfant
- Pourquoi la trajectoire peut s'améliorer
Il tient son livre. Il regarde la page. Il essaie. Encore.
Il inverse un « b » et un « d » pour la troisième fois. Il vous dit qu'il déteste lire.
Vous soupirez. Vous pensez : « C'est le TDAH. »
Mais ce n'est peut-être pas seulement ça.
Ou peut-être qu'il n'arrive toujours pas à lacer ses chaussures, qu'il tient son crayon d'une manière étrange, tombe souvent ou n'attrape pas les balles.
Vous pensez encore : « C'est le TDAH. »
Mais là encore, il peut y avoir autre chose.
Ou alors elle est brillante à l'oral, déborde de créativité, mais se perd dans les tables de multiplication, confond certains chiffres et peine à comprendre les problèmes de mathématiques.
Le TDAH peut coexister avec d'autres troubles neurodéveloppementaux. Les identifier permet de comprendre pourquoi certaines difficultés persistent malgré une prise en charge adaptée du TDAH.
Cet article est écrit pour toutes les familles qui découvrent — parfois avec vertige, souvent avec soulagement — qu'un TDAH peut s'accompagner d'un ou plusieurs troubles spécifiques des apprentissages.
Un fait scientifique majeur : le TDAH voyage rarement seul
Les troubles neurodéveloppementaux présentent fréquemment des comorbidités.
Dyslexie, dyscalculie, trouble développemental de la coordination, dysgraphie ou difficultés de langage peuvent être associés au TDAH.
Les taux exacts diffèrent selon les études, les critères diagnostiques et les populations étudiées.
Mais la littérature converge sur un point essentiel : lorsqu'un trouble neurodéveloppemental est diagnostiqué, il est pertinent de rester attentif à la présence éventuelle d'autres difficultés spécifiques.
« Ce qui ressemble à plusieurs difficultés séparées peut parfois refléter plusieurs dimensions d'un même profil neurodéveloppemental. »
Pourquoi ces troubles se donnent la main — les racines communes
Les recherches en neurosciences et en génétique permettent aujourd'hui de mieux comprendre pourquoi ces troubles apparaissent souvent ensemble.
1. Des facteurs génétiques partagés
Des travaux récents suggèrent qu'une partie de l'association entre TDAH, dyslexie et dyscalculie s'explique par des influences génétiques communes.
Autrement dit, ces troubles ne sont pas nécessairement causés les uns par les autres : ils peuvent partager une partie de leurs facteurs de vulnérabilité.
2. Des fonctions exécutives fragiles
Mémoire de travail, attention soutenue, planification, flexibilité mentale et inhibition interviennent dans de nombreux apprentissages.
Lorsqu'elles sont fragiles, elles peuvent aggraver les difficultés rencontrées dans la lecture, le calcul, l'écriture ou l'organisation des gestes.
3. Un développement cérébral complexe
Les apprentissages reposent sur des réseaux cérébraux nombreux et interconnectés.
C'est pourquoi un enfant peut présenter simultanément des difficultés attentionnelles, langagières, motrices ou scolaires.
L'objectif n'est donc pas de chercher une explication unique, mais de comprendre précisément le profil de chaque enfant.
Reconnaître les principaux troubles dys- — un guide clair pour les parents
Les termes « dys- » regroupent plusieurs troubles différents. Ils ne touchent pas les mêmes fonctions.
| Trouble | Ce qu'il touche | Signes évocateurs |
|---|---|---|
| Dyslexie | Acquisition et automatisation de la lecture | Lecture lente ou laborieuse, difficultés d'identification des mots, fatigue importante en lecture |
| Dysorthographie | Orthographe | Difficultés persistantes à mémoriser et appliquer l'orthographe |
| Dyscalculie | Nombre, calcul et raisonnement mathématique | Difficultés à automatiser les faits numériques, comparer les quantités ou manipuler les nombres |
| Dysgraphie | Geste d'écriture et automatisation graphique | Écriture lente, difficilement lisible, fatigante ou douloureuse |
| Dyspraxie / TDC | Planification et coordination des gestes | Maladresse, difficultés à s'habiller, découper, écrire, attraper un ballon |
| Trouble développemental du langage | Expression ou compréhension du langage | Difficultés persistantes de vocabulaire, de construction des phrases ou de compréhension |
Important : aucun signe isolé ne suffit à poser un diagnostic. Une évaluation spécialisée est nécessaire lorsque les difficultés persistent et retentissent sur la vie scolaire ou quotidienne.
Le double diagnostic : pourquoi il est souvent tardif et compliqué
Le TDAH peut masquer certaines difficultés spécifiques.
Quand un enfant peine à se concentrer, l'entourage peut attribuer ses difficultés de lecture uniquement à son attention.
À l'inverse, lorsqu'un trouble d'apprentissage est déjà identifié, les difficultés attentionnelles peuvent être considérées comme une simple conséquence de la fatigue scolaire.
C'est ainsi que certains diagnostics arrivent progressivement, parfois à plusieurs années d'intervalle.
Un principe simple peut aider : lorsqu'un premier trouble neurodéveloppemental est diagnostiqué et que d'autres difficultés persistent, une évaluation plus globale peut être pertinente.
Ce que le cumul de troubles fait vivre à votre enfant
Les difficultés ne s'additionnent pas toujours simplement.
Elles peuvent se renforcer mutuellement.
Prenons un enfant qui cumule TDAH et dyslexie.
Il doit à la fois maintenir son attention, décoder le texte puis conserver les informations en mémoire de travail.
Chaque étape supplémentaire consomme de l'énergie cognitive.
Un enfant présentant TDAH et trouble de la coordination peut, lui, consacrer une part importante de ses ressources au simple geste d'écriture, au détriment du contenu.
Cette surcharge peut entraîner :
- une fatigue scolaire importante ;
- une perte de confiance en soi ;
- de l'anxiété face à l'école ;
- des stratégies d'évitement ;
- parfois un sentiment durable d'être « moins capable » que les autres.
Une difficulté scolaire persistante n'est pas un manque d'intelligence. Elle peut simplement signifier que l'enfant doit mobiliser beaucoup plus de ressources pour accomplir la même tâche.
La logique du terrain — où la micronutrition peut trouver sa place
Il est important d'être très clair : aucun complément alimentaire ne guérit le TDAH, la dyslexie, la dyspraxie ou la dyscalculie.
Les prises en charge spécifiques restent indispensables lorsque le trouble le nécessite.
En revanche, le cerveau a besoin d'un apport nutritionnel suffisant pour fonctionner normalement.
Lorsqu'une alimentation est insuffisante ou qu'une carence est objectivée, la corriger peut faire partie d'une prise en charge globale.
Le magnésium
Le magnésium participe à de très nombreuses réactions enzymatiques et contribue au fonctionnement normal du système nerveux.
Le fer
Le fer intervient dans le transport de l'oxygène, le métabolisme énergétique et plusieurs mécanismes neurologiques.
Le zinc
Le zinc est impliqué dans de nombreuses réactions biologiques, notamment dans la croissance et le fonctionnement cellulaire.
Les vitamines B6, B9 et B12
Les vitamines du groupe B jouent un rôle essentiel dans le métabolisme énergétique et le fonctionnement normal du système nerveux.
La vitamine D3
La vitamine D intervient dans de multiples fonctions biologiques et une carence mérite d'être corrigée lorsqu'elle est identifiée.
Probiotiques et alimentation
L'équilibre digestif et la diversité alimentaire font également partie d'une approche globale de la santé de l'enfant.
La micronutrition doit donc être pensée comme un soutien du terrain général, et non comme un traitement des troubles dys-.
NutryGenius : soutenir le terrain sans promettre de traiter les dys-
La formulation NutryGenius réunit plusieurs micronutriments impliqués dans le fonctionnement normal du système nerveux et du métabolisme.
- magnésium bisglycinate ;
- fer ;
- zinc ;
- vitamines B6, B9 et B12 ;
- vitamine D3 ;
- vitamine C ;
- safran ;
- probiotiques.
L'objectif est d'offrir une solution pratique pour compléter l'alimentation, et non de remplacer les rééducations, les adaptations scolaires ou le suivi médical.
Bâtir une équipe autour de votre enfant
Lorsqu'un enfant cumule plusieurs difficultés neurodéveloppementales, la coordination devient essentielle.
Le pédiatre ou neuropédiatre
Il peut coordonner le suivi médical global et orienter vers les professionnels adaptés.
Le neuropsychologue
Il évalue notamment le profil cognitif, les fonctions exécutives, l'attention et la mémoire.
L'orthophoniste
Il intervient notamment dans les troubles du langage oral, de la lecture, de l'orthographe et selon sa formation, de la cognition mathématique.
L'ergothérapeute
Il peut aider lorsqu'une difficulté graphique, motrice ou organisationnelle limite l'autonomie ou les apprentissages.
Le psychomotricien
Il intervient notamment sur la coordination, la motricité et certains aspects de la régulation corporelle.
Le psychologue
Il peut aider à préserver l'estime de soi, accompagner l'anxiété et soutenir l'enfant face à l'accumulation des difficultés.
L'école
Les adaptations scolaires peuvent être aussi importantes que les rééducations.
Selon le pays et la situation, elles peuvent inclure davantage de temps, des supports numériques, une réduction de la copie, des consignes reformulées ou d'autres aménagements individualisés.
Le but est que chaque adulte comprenne précisément ce qui coûte à l'enfant et comment lui enlever une partie de cette charge.
L'espoir qu'on oublie trop de nommer
Les difficultés vécues à 8, 10 ou 12 ans ne prédisent pas toute la trajectoire d'un enfant.
Les compétences évoluent. Les stratégies de compensation deviennent plus efficaces. Les environnements peuvent être mieux adaptés.
Et surtout, comprendre enfin son propre fonctionnement peut profondément changer le regard qu'un enfant porte sur lui-même.
L'objectif n'est pas qu'il devienne identique aux autres.
C'est qu'il découvre comment apprendre, travailler et évoluer avec son propre cerveau.
Ces cerveaux qui pensent autrement, dans le monde qui vient
Certains enfants TDAH et dys- possèdent des forces qui s'expriment mal dans les formats scolaires classiques.
Créativité visuelle, intuition, pensée globale, sensibilité, capacité à faire des liens inattendus : ces qualités peuvent devenir de véritables atouts.
Cela ne signifie pas qu'un trouble dys- serait un « super-pouvoir ».
Les difficultés sont réelles. Elles méritent d'être reconnues et prises en charge.
Mais un trouble d'apprentissage ne résume jamais l'intelligence d'un enfant.
Ils indiquent simplement qu'il devra parfois emprunter un autre chemin. »
Ressources gratuites NutryGenius pour aller plus loin
- La formation en ligne pour parents — gratuite et complète, avec des ressources sur le TDAH et les difficultés associées.
- Le podcast NutryGenius — des épisodes concrets à écouter facilement.
- La chaîne YouTube — pour approfondir les différentes dimensions du TDAH.
- Le compte Instagram — une communauté de parents qui avancent ensemble.
- L'application KudoGenius — pour rendre visibles les progrès de l'enfant et soutenir sa confiance.
Un soutien nutritionnel dans une prise en charge globale
NutryGenius réunit en une prise quotidienne 16 micronutriments sélectionnés pour compléter l'alimentation et contribuer au fonctionnement normal du système nerveux : magnésium bisglycinate, fer, zinc, vitamines B6, B9 et B12, vitamine D3 et autres cofacteurs.
Il ne remplace pas l'orthophonie, l'ergothérapie, la psychomotricité ou les autres accompagnements nécessaires en cas de trouble dys-.
Découvrir NutryGeniusRéférences scientifiques
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- Willcutt EG, Doyle AE, Nigg JT, Faraone SV, Pennington BF. Understanding the complex etiologies of developmental disorders: behavioral and molecular genetic approaches. Journal of Developmental & Behavioral Pediatrics, 2005.
- Dewey D, Kaplan BJ, Crawford SG, Wilson BN. Developmental coordination disorder: associated problems in attention, learning, and psychosocial adjustment. Human Movement Science, 2002.
- Pauc R. Comorbidity of dyslexia, dyspraxia, ADD, ADHD, OCD and Tourette's syndrome in children: A prospective epidemiological study. Clinical Chiropractic, 2005.
- Boada R, Willcutt EG, Pennington BF. Understanding the comorbidity between dyslexia and attention-deficit/hyperactivity disorder. Topics in Language Disorders, 2012.
- Peters L, De Smedt B. Arithmetic in the developing brain: A review of brain imaging studies. Developmental Cognitive Neuroscience, 2018.